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Enseignant, une profession qui accélère la perte auditive




Entre les cris des enfants, le brouhaha en classe et les sonneries, les professeurs sont soumis à de nombreuses sources sonores de fortes intensités. A répétition, ces stimulations auditives produisent une fragilisation du système auditif et une accélération du déclin auditif.



La fatigue auditive en classe





Depuis quelques années le terme « fatigue auditive » est survenu. Il s’agit d’un stress que subissent les cellules auditives de l’oreille interne lors de stimulations auditives trop longues. Après une activité auditive prolongée l’organe auditif a besoin de repos pour récupérer ses capacités. Or il est rare pour un professeur de classe de trouver des moments de calme dans sa journée. Cela produit une fragilisation des cellules ciliées externes et parfois une apoptose (destruction) de ces cellules.

En classe le niveau moyen du brouhaha est de 45 décibels. La sonnerie d’une école pour communiquer les heures de récréations et de cours peuvent atteindre les 80 décibels. Aussi, lors de la cantine le niveau sonore est généralement de 65 décibels. Et l’intensité en cours de récréation est autour de 60 décibels. Devant ces stimulations importantes, il n’est pas étonnant que les professeurs déclarent avoir des besoins auditifs plus précoces.



Le bruit et notre santé





Il est prouvé que la présence de bruit sur plusieurs heures peut altérer notre comportement. Les professeurs sont soumis à un plus grand stress, ce qui peut produire anxiété et dépression.

D’ailleurs une étude suédoise produite sur 8840 femmes de 24 à 65 ans met en avant que le métier de professeur constitue un risque de perte auditive.  Et cette étude a été publiée dans les archives internationales de la santé au travail et de l’environnement.

Les résultats montrent que les professeurs ont 60% de risques de surdité supplémentaires et 70% de chances supplémentaires d’avoir des acouphènes. Aussi, les enseignants présentent deux fois plus de risques à avoir une hyperacousie.

Et sur cette même étude les professeurs déclarent devoir lever la voix en raison du bruit en classe pour 75%.

Ainsi, il reste beaucoup de réflexion à apporter sur l’étude de l’environnement sonore scolaire. Que ce soit par la mise en place d’un équipement traité acoustiquement ou par le changement de certains systèmes comme les sonneries, il est nécessaire d’apporter des solutions efficaces aux étudiants et enseignants.

Cependant, la mise en place de protections auditives peut déjà permettre de limiter les lésions auditives tout en maintenant une compréhension orale.

Pour en savoir plus ou pour tester gratuitement votre audition, contactez nos experts audioprothésistes au 01.87.37.49.94.


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