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Les élèves malentendants face à la rentrée scolaire et l’épidémie COVID 19



Actuellement en France,  le taux d’élèves scolarisés malentendants s’étend à 10 600. Or, ce chiffre se voit en augmentation au cours des années et créer l’appréhension chez les étudiants ainsi que chez leurs proches. En effet, ce handicap altère les compétences de ces élèves qui appréhendent d’autant plus la rentrée scolaire. C’est en ce mois de septembre que la rentrée se prépare et dévoile l’inquiétude en partie en raison de l’épidémie mondiale.

Aujourd’hui, nous faisons face à cette l’épidémie qui provoque la crainte dans le monde entier et plus particulièrement chez les personnes malentendantes. Leurs fonctions auditives étant déjà réduites, elles doivent faire face à l’incapacité d’utiliser d’autres fonctions comme la lecture labiale et l’usage des expressions faciales pour compenser leur perte d’audition.

Par ailleurs, cet handicap soulève le problème de l’intégration scolaire. Quelque soit la difficulté, celle-ci attire le regard des autres, qu’il soit bon ou mauvais, ce qui peut désorienter les élèves qui se sentent exclus et différents. Mais doivent-ils pour autant s’isoler du reste des étudiants ? N’existe-t-il pas un enseignement qui comprenne tout type d’élèves, y compris ceux qui vivent avec une perte auditive ?


Des élèves malentendants en difficultés



La surdité peut intervenir à un âge précoce et compromettre l’acquisition du langage et des moyens de communication. Ainsi, il serait fondamental de la prendre en main dès l’apparition des premiers signes pour stimuler son développement cognitif et intellectuel. Dans le cas contraire, ils développeront des signes qui compromettront leur parcours éducatif comme le manque de communication avec ses proches ou ses camarades, le manque de vocabulaire et la difficulté pour se sentir intégrer et avoir une vie sociale normale.

À moins que les enfants malentendants ne reçoivent un soutien et une aide adéquate, ils auront des difficultés à fréquenter les écoles ordinaires. Ils risquent de ne pas pouvoir s’adapter aux autres et de s’isoler pour ne pas être remarqués par leurs camarades de classe.

De nombreux enfants dissimulent le fait de ne pas entendre ce que l’enseignant ou d’autres élèves disent. Ils ont souvent honte de demander une répétition de la part de leur interlocuteur, de ralentir car il n’arrive pas à suivre une conversation rythmée, ou bien de rajouter des gestes et des expressions faciales qui puissent illustrer une conversation. Ils peuvent recevoir des moqueries volontaires : « t’es sourd tu comprend rien de toute façon ! » et se sentir rejetés par la société.

Cela peut paraître banal mais en réalité, il est difficile de concilier les devoirs en tant qu’étudiants et la vie en société. Leur parcours scolaire sera donc plus compliqué, ainsi que l’acceptation de l’élève lui-même dans son environnement.

Certains programmes sont mis en place pour apporter les aides nécessaires aux étudiants handicapés. L’objectif pour eux est de suivre un enseignement complet sans failles, leur permettant de se développer autant sur le plan scolaire que sur le plan personnel. Quels sont les programmes et méthodes qui servent à l’évolution personnelle et intellectuelle d’un étudiant ?

En premier lieu, il existe des aides auditives qui sont mises en place suite à un suivi médicale chez L’ORL et à une visite chez un audioprothésiste qui évalue et corrige la perte auditive. Ces dispositifs permettent de stimuler l’organe auditif et d’amplifier les fréquences auditives endommagées.

Il est également possible d’avoir recours à la chirurgie qui comprend la mise en place d’implants cochléaires lorsque la surdité s’y prête, permettant ainsi aux enfants sourds d’acquérir une communication orale.

En second lieu, plusieurs formes d’aides et de méthodes ont été mises en place. Tout d’abord la langue des signes, appelée LSF en France, permettant aux personnes sourdes de communiquer entre elles et avec l’environnement. C’est un langage visuel et gestuel qui s’accompagne d’expressions faciales, de gestes grâce aux mains mais également grâce à l’imitation. Il est fortement conseillé de l’utiliser pour transmettre des émotions, décrire des objets, etc. En revanche, cette langue n’est pas universelle. Les personnes qui l’utilisent rencontreront donc des difficultés lors de voyages ou lors de l’apprentissage de langues étrangères

Par ailleurs, la FNSF (Fédération nationale des sourds de France), reconnue publique depuis 1897, à permis aux personnes malentendantes et à leur entourage de faire face aux handicaps auditifs qu’ils soient légers, partiels ou sévères. Regroupant 81 associations à l’aide des 5000 membres qui la compose, elle met en place 7 valeurs, dont la langue, la culture sourde et la solidarité, qui visent à apporter une aide fondamentale aux malentendants et à long terme, faire que les aprioris des personnes sans handicaps disparaissent.

Aujourd’hui, les écoles accueillent des élèves aux profils variés : avec ou sans handicap quel qu’il soit, d’un milieu culturel différent, de convictions différentes, des élèves dans un besoin particulier sur le plan scolaire, etc. Depuis que la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances a été mise en place, la scolarisation des élèves en situation de handicap a été développée. Elle comprend quatre familles de handicap : moteur, sensoriel, cognitif et psychique. Ainsi, elle permet aux personnes à mobilité réduite d’être favorisées et de recevoir les aides nécessaires.


Les dispositifs de scolarisation et les aménagements personnalisés




Les élèves, qu’ils soient sourds ou malentendants, peuvent suivre un parcours scolaire complet et dit « normal », à condition qu’ils bénéficient d’aides particulières. Les écoles n’ont en effet pas de raison de refuser une personne ayant une pathologie comme celle-ci, elles doivent donc mettre en place des dispositifs et des aménagements en faveur des élèves en difficultés.

L’objectif est que l’élève en question ne se sente pas exclus et au contraire qu’il soit mélanger au reste des élèves non porteurs du handicap. On parle de « scolarisation individuelle » lorsqu’un élève handicapé est accepté dans une classe quelconque qui comprend des élèves valides. Grâce à ces mesures, depuis 2006, le nombre d’étudiants handicapés scolarisés et admis dans des classes ordinaires a considérablement doublé. En 2017, l’effectif d’élèves en situation de handicap scolarisés s’élève à 321 476. Ils sont intégrés dans des établissements publics et privés et peuvent suivre un parcours quasi ordinaire.

Les élèves handicapés sont généralement accompagnés d’une auxiliaire de vie (AVS), qui leur permet une aide aux devoirs ainsi qu’un suivi particulier, et suivent un projet personnalisé de scolarisation (PPS), qui peut varié selon le profil de l’élève. Certaines écoles aménagent des dispositifs supplémentaires comme les activités personnalisées, les sorties extra scolaires et accueillent des professeurs spécialisés dans l’aide aux élèves handicapés. Ils y ajoutent des programmes spécifiques à l’enseignement sur le plan scolaire et éducatif grâce à un suivi particulier.

Un article précis de la loi du 11 février 2005 met en avant les droits des jeunes aux troubles de l’audition :

Article 19

« Art. L. 112-2-2. – Dans l’éducation et le parcours scolaire des jeunes sourds, la liberté de choix entre une communication bilingue, langue des signes et langue française, et une communication en langue française est de droit. Un décret en Conseil d’État fixe, d’une part, les conditions d’exercice de ce choix pour les jeunes sourds et leurs familles, d’autre part, les dispositions à prendre par les établissements et services où est assurée l’éducation des jeunes sourds pour garantir l’application de ce choix. »

L’épidémie mondiale affecte les élèves malentendants dans leur parcours scolaire






Pour la plupart des élèves, la rentrée scolaire n’est pas forcément une partie de plaisir. Ils laissent place au stresse et à l’appréhension de retrouver un rythme scolaire, les devoirs à la maison et les examens durant toute l’année. A cela s’ajoute l’épidémie du COVID-19 qui affecte d’autant plus les élèves et joue sur le moral et la volonté de ces derniers. En effet, ce n’est pas une rentrée comme les autres. De nouvelles règles doivent être respectées pour faire face aux risques de cette épidémie. Le port du masque devient obligatoire durant les heures de cours, créant une gêne de plus qui n’existait pas avant, la distanciation sociale qui empêche les élèves d’entretenir des relations sociales normales, mais pour les élèves handicapés, la gêne devient considérable. Ils sont dotés d’une capacité à communiquer par la lecture labiale, qui aujourd’hui est mise à rude épreuve en partie à cause du port du masque. Ils sont donc confrontés à un mode de vie inconnue qui contraint leur capacité à la compréhension labiale. Le masque devient donc une barrière contraignante, ce qui peut entrainer plus de difficultés.

On parle de « frein à la communication et à la compréhension ». Cependant, un nouveau type de masques à été créer visant surtout la population des malentendants, leur permettant ainsi d’augmenter leur compréhension et leur communication par le visage, qui est un support visuel fondamental pour les personnes ayant ce type de pathologie. Ces nouveaux masques seront donc pratiquement transparents et laisseront place à une vision assez dégagée pour permettre aux malentendants de comprendre et de communiquer.

Néanmoins, ce dispositif reste contraignant pour les personnes sourdes ou à audition réduite qui croiseront des personnes ne portant pas ce type de masque et auront un accès limité à la communication. Ils devront donc faire preuve d’une capacité d’adaptation plus développée et renforcer leur intégration dans le milieu sociale.

Par ailleurs, une Start-up française a développé un masque transparent « masque inclusif » qui rend dorénavant possible la lecture labiale et qui devrait être largement distribué dans les prochains mois. Aussi, vous pouvez consulter directement sur ce sujet : notre article.





 

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